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Document de synthèse des thèmes traités
par la communauté virtuelle
Auteur:

La Communauté virtuelle
, édition de Nora Galeano sous la supervision de Luis German Rodriguez

Date de publication:

04/1999

Contenu
Les TIC en Amérique latine et dans les Caraïbes dans le contexte de la mondialisation
À la recherche d'une définition correcte de mondialisation
Que s'est-il passé en Amérique latine et dans les Caraïbes?
Évaluation de l?impact des TIC
Axes Thématiques
Éducation
Démocratie, gouvernance et participation civique
Économie et productivité
Langue et culture
La santé
Mots clef:
Localisation:
Cyberotheque > Thematique > fra_doc_cv.html
Documents connexes:
doc-coord, doc-ino, doc-sam


 

Ce document est le résultat du processus qui a été suivi au cours du projet MISTICA, depuis son commencement jusqu'à maintenant. En effet, la phase de discussion virtuelle est maintenant terminée et ce document va servir de document de travail à la réunion de Samaná qui va bientôt commencer.

Une révision du processus tel qu'il s’est déroulé jusqu'à maintenant nous permet de voir que, à partir d'un document (DOC-INO) proposé par la FPH (Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Humanité), la coordination du projet a produit un autre document (DOC-COORD) que l'on a proposé comme base pour entamer la discussion au sein de la communauté virtuelle.

Une fois terminée la période de discussion, cette synthèse des thèmes débattus, a été élaborée afin de rendre de la façon la plus fidèle possible les différentes interventions présentées tout au long du processus. On y remarque les consensus et les divergences, ainsi que les domaines où les principales carences conceptuelles et méthodologiques ont été signalées.

Le résultat est ce document, que nous appellerons DOC-CV, et dont la structure est établie en suivant le modèle du DOC-COOR, la communauté virtuelle ayant organisé ses arguments dans le même ordre. Il est important de noter que les axes transversaux, définis initialement, ont été revus par la CV et, à en juger par les différentes interventions, ces changements ont été acceptés. C’est pourquoi ils sont relativement présents parmi les réflexions échangées.

Désormais, l’avenir de ce document est d'être débattu lors de la prochaine phase du projet par les participant(e)s de cette communauté. La conformité de cette synthèse sera revue lors d’un nouveau rendez-vous organisé spécifiquement dans ce but, et où les TIC nous permettront d'essayer, en groupe, des outils de travail afin d’intégrer les interventions de ceux qui participent à distance (PAD) à celles qui seront proposées lors d'une réunion présentielle. Ce nouveau rendez-vous est précisément la Réunion de Samaná.

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Les TIC en Amérique latine et dans les Caraïbes dans le contexte de la mondialisation

En général, tout le monde était d'accord sur le fait qu'il faut prendre en compte les tendances générales du processus de la mondialisation, afin de penser à la manière d'utiliser les TIC efficacement pour la société en Amérique latine et dans les Caraïbes, tout en produisant un impact social positif. Cela implique la nécessité de travailler, en profitant des moyens offerts par la mondialisation, pour que les TIC servent à améliorer les conditions de vie des populations marginalisées d'Amérique latine et des Caraïbes, tout particulièrement en créant des options abordables pour le grand nombre d'habitants marginalisés de la région, et tout en proposant des modèles différents de développement respectant la diversité, promouvant l'équité en harmonie avec l'environnement et permettant un développement humain à long terme.

À ce propos, la nécessité de parvenir à un concept opérationnel par rapport à la notion de mondialisation s'est imposée.

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À la recherche d'une définition correcte de mondialisation

Plusieurs personnes ont proposé des définitions économiques de la mondialisation, en argumentant qu'il s'agit en soi, avant tout, d'un processus économique, produit de l'épuisement des structures de production du système capitaliste de l'ère industrielle. Par conséquent, il faut la définir en tant que telle, étant donné qu’elle permet également de comprendre le développement de la technologie d'une façon plus adéquate. Ces positions expliquaient qu’une posture idéologique accompagne – et cautionne – ce processus.

D'un autre côté, on a également proposé d'autres points de vue selon lesquels la mondialisation est un processus qui, bien au delà de l'aspect économique, comprend d'autres dimensions sociales. On a même soutenu que maintenir une vision exclusivement économique du processus n'aide pas à penser à des modèles de développement différents qui modifieraient la tendance imposée économiquement, où la relation dominant - dominé ne se reproduirait pas, dans d'autres domaines que celui de la société.

Dans d’autres contributions, la mondialisation s’explique par des rapports convergents entre divers aspects (économiques, politiques, culturels). Le rapport Nord - Sud est ici dynamique et n'est pas prédéterminé par tel ou tel facteur. Dans la région, les effets des sciences exactes, tout comme des sciences sociales du Nord, ne sont pas vus comme des facteurs, mais plutôt comme des systèmes d'innovation, et les nouvelles propositions de planification, les nouvelles politiques et les nouvelles actions dirigées vers les secteurs du développement invitent à essayer des modèles plus participatifs et plus équitables, dans les domaines politique et environnemental.

On a aussi affirmé que la mondialisation suppose l'imposition des modèles culturels et politiques des pays dominants, face à quoi nous devons proposer un modèle autre, qui prenne en compte la valorisation des diversités et la libre circulation des personnes.

On a même présenté une définition pragmatique de la mondialisation en tant qu’un mélange de : a) la perception contemporaine de la réalité, non plus comme une somme d'états autarciques, mais plutôt à l'intérieur d'un système de rapports mercantiles, culturels et politiques subordonnés à de multiples influences et b) une série de nouvelles chances à saisir et de nouveaux défis, inédits, dans une certaine mesure. Et cela explique que, à cause de la mondialisation, il y a de nouvelles données géopolitiques où, une fois de plus, les plus grands cherchent naturellement à gagner davantage (en termes d’influence, de pouvoir, de domination par rapport aux matières premières et à la force de travail, etc.).

D’autres positions plus optimistes ont décrit la mondialisation comme la vision d’un monde sans frontières où il est possible de communiquer de façon pacifique, libre et non censurée, d’écouter divers points de vue et interprétations de la réalité à une échelle mondiale.

Une attention particulière a été portée aux effets nocifs que la mondialisation a eu sur les indicateurs de santé et de chômage, lesquels, de leur côté, sont en corrélation négative. Paradoxalement, cette même mondialisation et, plus particulièrement, le développement de la société de la connaissance, ouvrent des portes permettant un plus large accès à la médecine et pouvant donner lieu à la création de réseaux de travail en médecine préventive.

Tout le monde était d’accord sur le fait que la mondialisation est une réalité irréversible qui implique non seulement des menaces, mais aussi des chances à saisir : il est encore temps de proposer des utilisations et des politiques d’utilisation orientées vers la satisfaction des besoins et des intérêts des populations d’Amérique Latine et vers la gestion d’un impact social positif, en développant des stratégies de pouvoir, pour garantir et réaffirmer le modèle de société que nous désirons. C’est précisément pour cela qu’elle fait partie du débat dans MISTICA.

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Que s'est-il passé en Amérique latine et dans les Caraïbes?

L'augmentation de l'utilisation des TIC, ces dernières années, en Amérique Latine et dans les Caraïbes a été impressionnante et continue à l’être. Il reste cependant encore beaucoup à faire, autant en termes de connectivité de base, qu’en termes de communautés virtuelles.

On essaie généralement d’utiliser cette connectivité et ce début d’utilisation des TIC comme un facteur de progrès de la mondialisation. On a remarqué qu’ils en sont des composants importants. Cependant, il faut incorporer ou créer d’autres indices alternatifs reproduisant le plus fidèlement possible un concept, déjà établi au sein de cette même communauté virtuelle, ce qui est relativement complexe.

Il y a de grandes inégalités entre les pays et à l'intérieur même de chaque pays, en termes de possibilités d’accès aux TIC. Cependant, plusieurs associations provenant de divers secteurs d’activité ont fait des propositions et ont développé des pratiques en rapport avec les TIC, comme les associations de femmes, de droits de l'homme, de microentrepreneurs(euses), de chercheurs(euses) en santé publique, etc. Mais ce fait n'implique pas que, dans tous les cas, les TIC aient été utilisées comme un outil efficace pour améliorer les conditions de vie ou de travail des gens ou des associations qui s’en sont servi.

En tant qu’instruments, les TIC, leur développement et leur mise en oeuvre, répondent à des intérêts (politiques, économiques, sociaux) et, par conséquent, elles ne sont pas neutres. Donc, se pose un défi permanent pour la société civile qui élabore un modèle alternatif de développement différent, qui ne consiste pas seulement à développer ses propres expériences et instruments (ce pour quoi la flexibilité des TIC présente certains avantages), mais aussi à s'occuper de ses intérêts et à exercer une pression dans les sphères de décision.

En tant que technologies développées dans le Nord (on parle du Nord comme centre de pouvoir, de prise de décisions), ces technologies sont nées pour répondre aux besoins du Nord industrialisé. Cela montre qu’il faut prêter une attention toute particulière à la façon dont l’Amérique latine et les Caraïbes sont en train d’assimiler ces technologies. Quels intérêts servent-elles ? Quelles sont les possibilités qui se présentent afin que les secteurs populaires de la région puissent les utiliser pour la construction d'un modèle de développement équitable? Comment pouvons-nous, dans le contexte de la mondialisation, utiliser les TIC pour contribuer au développement des pays ayant moins de ressources?

On s’est également demandé si les TIC peuvent ou non apporter des solutions ou si ce sont uniquement des outils, des instruments et si par conséquent, elles ne peuvent, en tant que telles, résoudre des problèmes sociaux. On s’est demandé si en se servant des TIC comme outil de base on pouvait trouver des solutions aux problèmes sociaux, et on s’est aperçu que c’est précisément un thème fondamental à éclaircir. Par conséquent, il est indispensable de faire des recherches dans ce domaine. Finalement, tout le monde semble être d’accord sur le fait que, aujourd’hui, l’information et la communication étant des facteurs stratégiques pour faire face à n’importe quel problème social, les TIC peuvent en tant qu’instrument, jouer un rôle important à l’intérieur d’une stratégie, sans pour autant en être la base. Les TIC peuvent, alors, renforcer ou améliorer les solutions proposées et les initiatives existantes, voire même viabiliser celles qui, par manque de canaux de communication adaptés, n’ont pas pu se matérialiser. Ce sont des outils flexibles et appropriés à pratiquement toutes les utilisations sociales, même diverses et contraires. Cependant les TIC ne provoquent pas de changements sociaux en tant que tels. Elles sont plutôt associées à des politiques, à des transformations profondes dans la culture institutionnelle.

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Évaluation de l’impact des TIC

Cette section a été créée car, au cours de la discussion, certain(e)s participant(e)s ont fait remarquer qu’il y avait des vides à combler dans la proposition de la coordination. Le premier est celui qui est relatif a l’emploi du mot “impact” et le second fait référence au manque de méthodologies d’évaluation appropriées pour qualifier de “positif” ou “négatif” l’effet que l’emploi des TIC peut avoir sur les structures sociales.

Au cours de la discussion, certaines personnes ont dit qu’elles préféraient parler d’une utilisation sociale positive des TIC” plutôt que d’«impact social positif»!, parce qu’elles pensent qu’impact ne fait pas référence à un processus social, mais plutôt à quelque chose qui “tombe d’en haut”, comme un météorite. De plus, le mot impact, bien qu’il soit le plus utilisé dans ce contexte, est associé à la notion du premier effet, l’effet de choc, et non à l’idée d’une condition qui subsiste au-delà de cette première rencontre.

En revanche, il a été également été dit que l’impact social se réfère plutôt aux résultats, positifs ou négatifs, aux changements observés à la suite de l’utilisation sociale des TIC. L'impact social des TIC, ici, n’est pas réduit à comment on utilise la technologie, ni à comment la technologie résout les problèmes, mais il se réfère plutôt à ce qui change quand les personnes ou les associations intègrent cette nouvelle forme de communication dans leur savoir-faire, dans leur quotidien. Comment l’utilisation des TIC modifie leur santé, leur niveau d’éducation, leurs relations, leurs possibilités d’influencer les politiques, leurs facultés de gestion, leur accès aux ressources? (N’étant parvenus à aucun accord dans ce sens, pour le moment, dans ce document, nous continuerons d’utiliser “impact social”, car c’est à la fois la forme que l’on utilise depuis le début et celle qui implique un côté positif ou négatif, dans une certaine mesure, encore à définir).

Il y eut plusieurs interventions disant que, si l’on prétend que les TIC sont des instruments qui aident à provoquer un impact social positif, on doit d’abord savoir ce qui s’est passé jusqu’à maintenant dans les différentes expériences auxquelles elles ont été intégrées. Quelles sont les expériences qui ont été couronnées de succès, dans ce sens, et quelles sont celles qui ne l’ont pas été autant ? Quels ont été les éléments cruciaux pour la réussite de ces expériences? Ces questions ont démontré le besoin qu’il y a de systématiser ces expériences, afin d’en tirer les leçons et d’en extraire les éléments pouvant aider à donner plus de puissance à d’autres expériences similaires. Nous avons besoin de savoir comment faire en sorte que les associations de la société civile, et d’autres associations essentielles dans le développement de nos pays, utilisent les TIC de façon stratégique, pour obtenir un impact positif plus important dans leur travail.

Pour obtenir cela, on doit, rapidement, mettre en place des méthodologies (concevoir des indices et sélectionner des outils de recherche d’information) qui permettent de mesurer et de prédire l’impact des TIC sur l’exécution, le développement de leurs capacités internes et le développement d’un travail avec d’autres associations à un niveau sectoriel, afin d’obtenir des résultats au niveau de la société.

Nous avons assez d’information utilisable, mais il faut la systématiser. Cela permettra de savoir quelles sont les conditions les plus favorables à l’appropriation des TIC et la valeur ajoutée qu’elles peuvent engendrer.

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Axes Thématiques

Éducation

Sur ce sujet, un des plus discutés, et à propos duquel il y a eu la plus grande quantité de participations, la discussion a tourné autour des points suivants:

  1. Développement d'un nouveau paradigme éducatif appuyé par les TIC
  2. Sur ce sujet il y a eu quelques désaccords en ce qui concerne le rôle des TIC dans un changement de paradigme éducatif.

    D’un côté, on a soutenu que l'utilisation des TIC entraîne, nécessairement, un changement de paradigme, ce qui permet à l’étudiant(e) de devenir une personne active, productrice de connaissance, ayant confiance en soi, offrant des solutions et participant aux décisions. C'est un(e) acteur (actrice), et pas un(e) simple spectateur(trice). Dans ce cadre, le rôle de l'éducateur(trice) est celui de facilitateur(trice), organisateur(trice) d’expériences éducatives significatives et générateur(trice) de défis et de projets qui conduisent l’élève à une production de connaissance. En effet, il (elle) doit organiser des atmosphères d’apprentissage permettant aux étudiants(es) d’augmenter leurs connaissances tout en améliorant leur propre capacité d’apprentissage.

    À cela s’oppose une autre position qui suppose que l’incorporation des TIC dans l’éducation n’implique pas nécessairement un changement de paradigme. Les TIC sont des outils qui peuvent être utilisés dans le cadre d’un nouveau paradigme ou en tant qu’élément renforçant les paradigmes éducatifs traditionnels. Les TIC, en soi, ne déterminent pas les contenus du processus enseignement-apprentissage. La technologie peut être utilisée pour produire un nouveau modèle d'éducation où l’on apprend à penser, ou pour renforcer des modèles traditionnels, de répétition ou de mémorisation. Ces technologies peuvent être un instrument formidable dans un modèle d'enseignement cherchant à aider à la compréhension et à faire des recherches ; ou bien cela peut impliquer une régression, parce que, comme cela se passe en ce moment, les enfants, filles et garçons, et les jeunes, utilisent ces technologies pour répéter ce que d’autres gens ont dit, sans même le mémoriser, mais suite à une incursion dans le cyberespace.

    Le changement de rôle du professeur, en tant que facilitateur(trice), n'est pas uniquement dû au fait que les TIC sont de plus en plus reliées à l’éducation. La question est : est-ce que les professeurs sont préparés(ées) à modifier leur rôle à l'intérieur des classes?

    On a également signalé que les TIC sont un moyen approprié pour la massification de l’éducation et pour la formation, et cela autant dans le public que dans le privé.

  3. Adaptation de la technologie aux besoins de l'Amérique latine et des Caraïbes
  4. Plusieurs commentaires sont apparus sur le fait que les TIC ont été introduits sans qu’il y ait eu réflexion préalable, transmettant ainsi une connaissance qui ne répond pas aux besoins et aux situations du Sud. Face à cela, on propose de promouvoir une révision de la description des programmes, des cours et des méthodologies, ce qui permettrait d’incorporer les TIC pour qu’elles répondent aux caractéristiques culturelles et aux besoins de l’Amérique latine et des Caraïbes.

    On a aussi signalé la nécessité de parler du thème de l’influence que les modèles de développement des organismes financiers internationaux ont sur l’organisation et le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur.

  5. Rapport entre éducation présentielle et éducation virtuelle
  6. Plusieurs participants étaient d’accord sur le fait que l’éducation virtuelle ne peut remplacer complètement l’éducation présentielle, étant donné que l’opérativité de l’éducation virtuelle, ou à distance, dépend de la maturité des étudiants(es) et des thèmes abordés. Pour certaines personnes, il n'est pas possible de remplacer complètement le professeur ni dans l’enseignement primaire et moyen, ni pour des élèves qui n’auraient pas encore dépassé l’adolescence. Les nouvelles technologies de la communication, et surtout l'Internet, peuvent servir de support à l'apprentissage à tous les niveaux, mais jusqu'à maintenant, elles ne semblent pas pouvoir remplacer le (la) maître(esse).

    Dans l’enseignement universitaire, l’Internet peut servir pour la diffusion de connaissances très spécifiques. Cependant, il y a des matières où l’apprentissage in situ semble indispensable, par exemple lorsqu’on doit utiliser un équipement technique dont la manipulation ne peut pas s’apprendre à distance. Mais quelqu’un a aussi considéré que, dans le futur, l’éducation présentielle sera remplacée par l’éducation à distance, via l’Internet.

    D’un autre côté, on a souligné un autre des problèmes de l'éducation à distance : celui de la technologie nécessaire pour développer ce type d’éducation, surtout si l’on pense à la transposer dans les zones rurales.

    Quelques questions restent encore sans réponse, comme : que gagne-t-on et que perd-on en pratiquant l’éducation non-présentielle ? La majorité des analyses parlent de ce que l’on gagne, très peu de ce que l’on perd. Peut-on obtenir la richesse de la communication in vivo en utilisant ces technologies ? Comment fait un professeur virtuel pour transmettre son enthousiasme ?

  7. Signification des universités virtuelles
  8. Sur ce sujet, quelques dangers et problèmes ont été signalés, et plusieurs inquiétudes sont apparues.

    On a dit que les projets des universités virtuelles en espagnol sont en train de mettre en place des modèles qui transmettent beaucoup d’information, mais n’encouragent pas la promotion de l’analyse critique de cette information.

    D'un autre côté, on s’est aussi demandé si en utilisant les TIC, les universités virtuelles ne sont pas uniquement génératrices de revenus qui permettent de recevoir davantage d’étudiants, avec les mêmes dépenses en personnel. On se propose d’être vigilants sur la façon dont se développent ces universités et de vérifier les indices respectifs de rendement, si l’on veut que les TIC aient un impact social positif.

    À ce sujet, on a signalé la nécessité de différencier l’université à distance de l’université virtuelle, et on a dit que la différenciation pourrait s’estimer sur la disponibilité de l’électricité, de la téléphonie et des équipements informatiques. Dans ce cadre, comment faire pour que les nouvelles technologies atteignent les populations rurales, où il n’y a ni électricité, ni téléphone ? Qu’est-ce qui est significatif pour ces populations, dans ce contexte, dans cette discussion ?

  9. Accessibilité à l'usage de la technologie pour l'éducation
  10. En général, on était d’accord sur le fait que deux types de facteurs rendent l’accès aux technologies dans le domaine de l’éducation plus difficile : les facteurs économiques et psychologiques.

    Les facteurs économiques sont liés au faible pouvoir d’achat des éducateurs(trices) en matière d’équipements informatiques et des “software”, aussi bien qu’au peu de possibilités dont les centres éducatifs disposent pour les acquérir.

    D’un autre côté, on a signalé des facteurs psychologiques à savoir la préoccupation des enseignants(es) de suivre les aspects formels de l’enseignement, lesquels ne leur laissent ni le temps ni l’énergie psychologique pour prendre en compte les technologies du multimédia. Le multi-emploi également (lié aux bas salaires) leur ôte l’énergie nécessaire pour pouvoir considérer le défi que ces technologies représentent.

    Une autre idée intéressante a aussi été présentée : celle d'installer des équipements (“hardware"), non seulement dans les écoles, mais aussi dans d’autres centres communaux, comme les maisons de quartiers et les clubs socioculturels, afin que les enfants qui sont en dehors du système éducatif classique (un fort pourcentage en Amérique latine et dans les Caraïbes) aient accès aux TIC.

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Démocratie, gouvernance et participation civique

Plusieurs personnes étaient d’accord sur le fait que la participation est la condition pour assurer l’existence de systèmes démocratiques, et que les TIC peuvent renforcer cette participation. La démocratisation de cet accès devrait être une action prioritaire.

Mais on a ajouté, cependant, que la démocratisation n’aura pas lieu uniquement parce que le Web se remplit de messages au contenu démocratique, et que la participation civique ne s’approfondira pas non plus en garantissant l'accès universel au réseau. Ce sont deux étapes importantes et nécessaires, mais qui ne résolvent rien en elles-mêmes. Ces deux mesures assurent un seuil minimum d’équité, mais n’ont pas apporté de réponse aux nouveaux défis.

Une bonne utilisation des TIC devrait consister en l'invention de nouvelles formes d'action collective et d’incidence pour que les TIC constituent de nouveaux et précieux outils. Mais on ne doit pas seulement considérer ces technologies comme un outil pour créer ou soutenir des organes de pouvoir et de participation démocratique. Cela montre uniquement l’aspect formel de la démocratie, et laisse de côté le fait que rien ne garantit que les citoyens(ennes) occupent les espaces d’expression ouverts par les TIC. Certainement, les TIC ne créeront pas une participation civique qui n’existe pas en réalité, mais elles peuvent apporter des outils différents pour aborder le sujet.

À propos de la relation entre démocratie et connectivité, on a exprimé diverses idées opposées, d’une part on a affirmé qu'il n’est pas évident qu’il y ait une relation de cause à effet entre démocratie et connectivité. D’autre part, on a affirmé qu'il existe bel et bien une relation causale entre connectivité et démocratie. Démocratie peut signifier à la fois le fait de “pouvoir publier de l’information” et la “possibilité d’un discours ouvert, interactif”. Dans ce sens, l’accès doit être suffisamment large pour parvenir à l’échange de messages. En dernier lieu, on a soutenu que le plus important n’est pas la relation connectivité-démocratie, mais la démocratisation de l’accès.

On a parlé aussi de la démocratisation de la communication en tant qu’élément fondamental pour la démocratie. Dans le cas des TIC et du cyberespace, des défis particuliers se présentent dans la conjoncture actuelle, étant donné que nous sommes en train de définir les règles du jeu de ces nouveaux espaces de communication. Il faut trouver des moyens de faire pression afin de garantir une culture démocratique. C’est l’un des défis pour le futur démocratique de notre continent, pour le Sud et les secteurs marginalisés. Pour cela, l'action concertée, à une échelle internationale, est un élément indispensable à la négociation, elle soulignera la grande utilité des TIC pour faire face à ce défi.

Dans ce sens, on a parlé d’une position intéressante à propos des nouveaux espaces de pouvoir à conquérir pour assurer la démocratie. Le cyberespace constitue une nouvelle dimension de l’espace, où non seulement on entrepose de l’information, mais qui produit également des interactions humaines car on crée et on “colonise” des espaces, on établit des hégémonies, on perpétue des comportements sociaux, etc. Cette dimension n'est pas détachée d’autres dimensions de l‘activité humaine, mais elle est plutôt influencée par celles-ci et en subit l’effet. Dans le futur, la manipulation du pouvoir dans ce cyberespace sera comme la manipulation du pouvoir sur les territoires physiques. L'inclusion ou l'exclusion ne sont pas uniquement des questions d'avoir accès à la technologie et à l’information. Si le cyberespace devient stratégique et révolutionne les espaces traditionnels de la communication, alors nous devons nous inquiéter pour la démocratie dans le cyberespace. Qui sera présent, visible, audible, et aura les espaces de pouvoir ? Comment est-ce que les secteurs marginalisés peuvent développer leur capacité d’expression, élaborer des stratégies de diffusion et d’intervention conçues pour ce milieu?

L’une des formes signalées pour élargir la possibilité des secteurs marginalisés de profiter de l’information nécessaire et d’être présents dans les plus nouvelles expressions des TIC, est la combinaison de celles-ci avec des moyens de communication ayant une plus grande couverture, principalement dans des régions rurales et des régions où ces nouveaux outils ne sont pas présents de façon directe (radio, télévision, journaux locaux).

Les TIC nous offrent de nouvelles possibilités d'interaction, sans que cela signifie, automatiquement, une plus grande démocratisation. Avec ces opportunités, il y a aussi des risques qui peuvent amener à un élargissement du fossé entre les riches et les pauvres, les dominants et les dominés dans le monde.

Pour travailler dans le sens de la démocratisation de l'accès aux TIC, on a exprimé le besoin de travailler avec les groupes de décisions ou les gouvernements pour parvenir à s’insérer dans les politiques publiques capables de l’élargir. Les trois stratégies concrètes proposées sont : a) Lutter pour des tarifs téléphoniques fixes, pour les appels locaux, pour les utilisateurs de l'Internet. b) Proposer l’intégration des bibliothèques publiques et scolaires, donc de la population, au réseau national de télécommunications et qu’elles aient accès à l’Internet. c) Élaborer des produits de communication, critiques et de bonne qualité, qui utilisent les TIC, qui exploitent les nouvelles technologies, qui démontrent leur potentialité et axent leur action sur l’influence de l'opinion des autres élites qui accèdent à l'Internet.

Le grand défi est de savoir comment parvenir à ce que les populations marginalisées réussissent à s’approprier ces outils d’information et de communication pour pouvoir s’intégrer aux processus globaux, dans leur conditions locales et pour améliorer celles-ci, l’objectif final étant qu’elles puissent participer, activement, à cette nouvelle démocratie de fait qui est en train de mûrir dans l’espace virtuel.

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Économie et productivité

Comme point de départ sur ce sujet, tout le monde était d’accord pour signaler le fait que l’environnement changeant de nos jours impose aux organisations de s’adapter rapidement aux nouvelles conditions. Pour cela, elles ont besoin de changer leurs structures d'organisation dans toutes leurs dimensions, en réduisant les niveaux hiérarchiques, en les rendant plus flexibles, en offrant des capacités d'apprentissage et en établissant de nouvelles stratégies qui permettent non seulement de s’adapter, mais aussi de provoquer elles-mêmes des changements dans leur environnement.

Dans ce sens, et à l'intérieur de la thématique qui nous intéresse, il a été signalé que le point crucial pour l’Amérique latine et les Caraïbes, aussi bien que pour tous ceux qui se trouvent dans la périphérie de ce système économique, est de savoir comment utiliser les TIC en faveur de leur propre processus de développement, pour leurs intérêts locaux. Comment transformer la technologie en un outil d’autodétermination? Comment éviter que la mondialisation conquière nos marchés si ce n’est en développant des stratégies endogènes de participation et de compétence?

Dans la société de la connaissance, les TIC deviennent un outil fondamental pour obtenir des avantages compétitifs pour nos entreprises. Les nouvelles technologies de l’information, comme le dit Castells, ne sont pas seulement des outils à appliquer, mais des processus à développer. Pourrions-nous appuyer les petites entreprises et organisations de production de base, en développant des processus qui leur permettent d’obtenir ces avantages compétitifs?

Il a été observé que, en ce qui concerne les entreprises, les TIC rendent possible l’intégration de chaînes productives entre facteurs de production, fabricant, distributeur, négociant. Cela exige, nécessairement, la construction d'espaces de communication dans lesquels les informations seraient partagées entre les organisations productives. Les TIC pourraient permettre l’intégration de cette chaîne, de telle sorte que le (la) producteur(trice) puisse commercialiser directement ses produits.

Il a même été signalé que, pour les consommateurs(trices), les TIC peuvent impliquer l’obtention de plus de pouvoir, étant donné qu’elles peuvent interagir directement, sans intermédiaires, avec les organisations productrices.

D'un autre côté, une personne remarqua que les nouvelles exigences de flexibilité des entreprises font que, de plus en plus, on crée des schémas de travail qui impliquent le licenciement de travailleurs(euses) permanents(es) et l’engagement de travailleurs(euses) temporaires, pour subvenir aux besoins spécifiques de production. Ces changements dans le monde du travail implique plus de travailleurs(euses) indépendants(es) ou des chômeurs(euses). Les TIC peuvent ici devenir les outils permettant à un certain type de travailleurs(euses) par exemple, de télétravailler ou même de former des coopératives virtuelles de télétravailleurs(euses) en offrant leurs services via les moyens électroniques. Certaines expériences de ce type ont déjà vu le jour en Amérique latine et dans les Caraïbes et il serait intéressant d’évaluer leur réussite et leur viabilité.

C’est dans le cadre de ce qui a été précédemment dit que se pose la grande question: comment utiliser les TIC pour améliorer les capacités administratives, productives et commerciales des très petites organisations et collectivités de base face aux organisations mondiales?

Nous avons besoin d'études sur les expériences réussies des petites et moyennes entreprises d'Amérique latine et des Caraïbes avec les TIC. Cela peut permettre d’aider la création de méthodologies de travail pour appuyer d’autres organisations de ce type.

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Langue et culture

Au début de la discussion dans la communauté virtuelle, s’est posé le problème de la féminisation dans le langage. Deux solutions ont été proposées : premièrement, ajouter, à tous les “génériques” masculins, la terminaison os/as1 ; et la deuxième proposition fut d’utiliser le symbole de @, au lieu d'utiliser l'os/as, afin d'établir un générique, différent du masculin. Il y a eu plusieurs commentaires sur l’incommodité d'utiliser l’arobase (ou “a commercial”), à cause de ses difficultés de prononciation, et aussi à cause des problèmes pratiques qui surviennent quand on l’utilise, par exemple, dans les dernières versions de Word (où le programme suppose automatiquement qu’il s’agit une adresse de courrier électronique). On a évidemment signalé qu’il est compliqué d’écrire en utilisant tout le temps la terminaison os/as, mais il semblerait que cette option présente moins de problèmes pratiques, et c’est donc celle-ci que nous avons adoptée pour la rédaction de ce document. Mais, il faut signaler que tout le monde était d’accord pour utiliser une forme qui permette de dépasser les pratiques sexistes dans le langage.

On a aussi mentionné la nécessité d'incorporer l'analyse de genre2 dans la formulation d’applications liées aux TIC, afin d’obtenir l’équité dans la participation des femmes et des hommes dans les sphères de décision où le futur du cyberespace est en train de se configurer. Cela implique, d’un côté, la participation équitable des femmes et, d’un autre, la contribution de politiques centrées sur le genre.

Quant à la langue, le plus grand défi signalé est celui de savoir comment adapter l'utilisation des TIC à la diversité des langues existant en Amérique latine et dans les Caraïbes. On a également vu qu’il existe une colonisation de nos langues par l’anglais, due à l’introduction de technologies créées dans le Nord, qui nous “obligent” à trouver de nouvelles façons d’écrire, (par exemple, anho pour año, extranios pour extraños etc.), vu que les caractères de l'alphabet espagnol n'ont pas été pris en compte quand ces technologies ont été créées. De plus, aujourd’hui, la télévision, la radio et l’Internet interviennent beaucoup plus dans la transformation de la langue que les éditeurs de dictionnaires qui en avaient été jusqu’ici les normalisateurs.

On a aussi remarqué que l’anglais est la langue qui domine, de loin, tous les moyens de communication électroniques : que ce soient les menus des programmes ou les pages de l’Internet. Ces outils, en anglais, ne peuvent être utilisés que par une très petite partie de la population latino-américaine, car peu de gens, dans cette région parlent l’anglais en deuxième langue. Cela peut être un frein à la démocratisation de l’accès aux TIC pour la majorité de la population. À cela s’ajoute le fait que le contenu de cette grande partie de l’information est fabriqué dans un contexte culturel différent du nôtre et, par conséquent, répond à des nécessités différentes de celles de notre région.

Mais le thème de la langue en Amérique latine et dans les Caraïbes est plus complexe, étant donné qu’il y existe une multitude de langues, comme l’espagnol, le portugais, le français, l’anglais, l’aymara, le quechua, le zapoteco, et beaucoup d’autres langues indigènes. On a aussi dit qu’il était important de considérer que certaines de ces langues n’ont pas d’écriture, et que la population de la région est, dans une grande partie, analphabète. Cela nous amène à penser à la nécessité du développement de technologies pour vaincre l'analphabétisme et incorporer des langues indigènes aux TIC.

En plus de l'adaptation des TIC à la diversité linguistique de notre région, la nécessité d'une adaptation aux caractéristiques culturelles des populations de la région a été soulignée. Pour cela, on propose de reprendre les leçons tirées de l'expérience indigène en relation avec les TIC, où l’on suppose que l’incorporation de ces technologies passe, par exemple, par la résolution de la barrière relative à l’analphabétisme ou à l’oralité de nos cultures et l’utilisation du multimédia. Cela est complémentaire à la mise en place d’une possibilité de développement d’interfaces vocales pour les langues indigènes, une conséquence du fort degré d’analphabétisme, et de la variété des normes culturelles.

Face à cela, on a répété que le besoin de trouver des solutions technologiques permettant d’incorporer et d’intégrer la diversité culturelle et linguistique de la région devient évident.

De ces considérations, il ressort qu’il est nécessaire de créer une organisation qui complète le travail de traduction que peuvent faire les ordinateurs, qui n’est pas parfait. Les réseaux humains doivent s’organiser pour la traduction de programmes et d’information (pages Web, matériel multimédia, etc.) dans plusieurs langues. Une grande partie de ce qui se produit en anglais est bon, le défi est de le traduire dans la langue et de l’adapter au contexte culturel de régions géoculturelles différentes. Sans cette traduction, l’assimilation du contenu des TIC ne se fera pas puisque l’anglais restera dominant. Cette assimilation ne peut se réaliser qu’avec les accords et les alliances entre le lieu de production de cette information, et le lieu auquel on veut l’assimiler. Une proposition de solution présentée pour résoudre des problèmes de langue : EMEC.

D'un autre côté, en reprenant l'idée du macrothesaurus, on propose de chercher les moyens pour que cela puisse exister en plusieurs langues. Par exemple, le projet Gutenberg compile presque exclusivement des œuvres de la littérature mondiale en anglais (originales ou traductions).

Mais, en plus d’être un défi pour la conservation des identités, et le respect des caractéristiques culturelles existantes, les TIC nous montrent un changement même dans la culture de la communication et de l’information en général, comme un pari pour introduire ces technologies dans le quotidien de la population et des organisations. Une partie de ce changement peut être rendue plus facile si nous travaillons à l'adaptation des TIC à notre culture et si nous créons des méthodologies de travail dans des communautés virtuelles qui permettent leur incorporation efficace.

À propos de cette adaptation culturelle, on a parlé, par exemple, du thème du changement dans les rythmes et les temps de communication. La communication électronique nous demande parfois de réagir immédiatement, ce qui n’est pas toujours possible. Dans le courrier ou dans les listes électroniques, par exemple, l'identification et le respect des rythmes de l’autre sont essentiels, et aussi la figure du (de la) modérateur(trice) chargé(ée) de contrôler que la production d’information reste dans le sujet et, éventuellement, de la résumer pour une meilleure assimilation. Le respect des rythmes signifie faire la distinction entre ce qui est important et ce qui est urgent. Tout ce qui est urgent n’est pas important, et ce qui est important, tout en étant essentiel, n’est pas toujours urgent. Nous devons apprendre à manipuler cette distinction, et à maintenir une communication virtuelle fluide et respectueuse, mais pas hystérique ou pressée. C'est une adaptation culturelle nécessaire à l'utilisation des TIC.

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La santé

La télémédecine a été présentée comme une zone importante d’application des TIC en santé, avec la création de réseaux dynamiques de patients, médecins et institutions de santé, orientées vers un travail préventif et d’automédication. À propos de ce concept, on a écrit une note expliquant qu’il est nécessaire de distinguer entre télé-santé et télé-médecine. Donc, il faut comprendre la télé-santé comme un espace pour promouvoir la compréhension de la santé comme processus, et la santé comme résultat.

Il a aussi été considéré comme important d’introduire les TIC dans le domaine de la santé, non comme une panacée ou comme une solution isolée, mais en tant qu’élément s’insérant à l'intérieur de ce qu’on a appelé le centre bio-psycho-social, focalisation intégrale ou focalisation holistique de la médecine. Dans le cadre de cette focalisation, on a signalé qu'on devrait aussi considérer des aspects culturels, en particulier en ce qui concerne les cultures indigènes. Il faut signaler que la conception holistique de la santé est présente dans ces cultures.

D’éventuels thèmes de travail liés aux TIC appliquées au secteur de la santé furent suggérés : les TIC et la promotion de la santé, les TIC et la santé communautaire, la télé-santé dans les télé-centres, les TIC et la formation au moment opportun (‘just-in-time training”) pour des professionnels de la santé, TIC et politiques publiques de santé, les TIC et la transparence et responsabilité.

D'un autre côté, sont ressortis les efforts qui ont été faits en Amérique Latine et dans les Caraïbes pour créer des communautés virtuelles travaillant sur le thème de la coordination et l’influence des politiques sur la santé publique.

Un participant signala les effets directs de la mondialisation sur la santé, en disant que, généralement, ce sont des effets négatifs, si l’on observe les indicateurs épidémiologiques à un niveau mondial. On a aussi signalé l'existence d'un rapport entre le chômage global et l'augmentation de la tuberculose, de l'hypertension, de la malnutrition, de la dépression et de l’anxiété.

Cependant, on a aussi remarqué que la mondialisation, la création de cette société globale de connaissance, avec ses réseaux d’information et de communication, offrent des possibilités pour élargir l’accès aux progrès technologiques en médecine , et cela pourrait permettre la création de réseaux de travail en médecine préventive.

Finalement, on a posé le problème des effets de l’utilisation des TIC sur la santé des personnes qui passent beaucoup de temps face à un ordinateur (sédentarisation, lésions dues à des efforts répétitifs, problèmes de vue, etc. et effets sur la santé mentale, puisqu’ils sont accablés par l’énorme quantité d’information à laquelle ils sont exposés).

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L’équipe de coordination de Funredes,
Août 1999
Saint Domingue, République Dominicaine


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Dernière modification : 25/02/2000